Meurtre au Texas

Le 2 août 2009, un individu du nom de José Palacios Garza, 24 ans, achète un marteau, au coût de 27$, au magasin Target du 8605 de la route Westheimer à Houston, Texas. Le 3 août au matin, il contacte Laura Palacios, sa mère, pour lui demander de la voir, car il a des problèmes avec son véhicule. Le mari de Mme Palacios la voit pour la dernière fois vers 11 h alors qu’elle quitte pour aller chercher son fils. La vidéo de surveillance d’une station-service où ils se sont rejoints les montre ensemble vers 12:20.

José Palacios embrasse sa mère sur une joue et prend la place du conducteur. Peu après 13:00, le service des incendies est appelé pour un feu dans une zone boisée de Harris County à un peu plus de 3 km de la station-service. La voiture incendiée éteinte, ils font la découverte d’un corps sévèrement carbonisé sur la banquette arrière.

Après vérification, les autorités posent l’hypothèse que le corps, apparemment d’une femme, est celui de la propriétaire du véhicule, Laura Palacios. La dépouille fait aussi état de plus de dix coups à la tête, probablement infligée à l’aide d’un marteau. L’outil est retrouvé sur la scène de crime et sera expertisé.

Sous le corps de la victime, la police retrouve aussi un chèque au nom José Palacios. Ses parents auraient refusé de lui donner cet argent, de peur qu’il rechute dans la drogue. Il a déjà été arrêté à Houston pour des agressions contre des membres de sa famille et des charges liées à la drogue. Le soir du 3 août, José Palacios traverse la frontière du Mexique au poste de Laredo vers 22:00. Les enquêteurs pensaient qu’il serait parti vers Monterrey ou Veracruz. Une fois le travail policier bien avancé, le 8 août, il est formellement mis en accusation pour le meurtre prémédité au premier degré de sa mère. Un mandat d’arrêt est lancé.

Le 15 octobre, la « bonne amie de Mme Wathelet » nous dit que José Palacios Garza est venu à la mis-août à Isla Mujeres suite au décès de sa mère au mois de mars précédent. Décès qui aurait fait de lui un orphelin. Avec cette information en main, nous sommes retournés voir les autorités policières pour demander si une recherche d’antécédents criminels avait été faite. Devant le manque de bonne volonté à vouloir la faire, pour être dramatique, nous leur signalons que sa mère est morte, et qu’il soit possible que ce soit lui qui l’ait tuée. De retour au pays, nous dénonçons, entre autres, cette situation dans une lettre adressée à l’ambassadeur du Canada au Mexique pour illustrer le manque de coopération.

Le 23 novembre, la nouvelle vient à nos oreilles. Il est recherché au Texas pour le meurtre de sa mère. Des membres de sa famille l’ont reconnu dans les médias et ébruitent l’affaire depuis le 18. Les autorités canadiennes doivent vérifier l’information, mais nous allons au-devant pour avoir une réponse avant Noël. Avec l’aide de l’enquêteur de Harris County, nous vérifions les informations nécessaires à une identification préliminaire.

La famille tente aussi de faire rectifier les informations diffusées à son égard comme son prénom (au Mexique, il se faisait appeler José Julian ou José Joaquim, alors qu’il se prénomme José Arturo) et surtout, le fait qu’il est loin d’être orphelin. La réponse des médias locaux est claire : « Nous ne publierons rien, car cela atténuera le cas et ce n’est pas bon pour le tourisme ».

Le 12 janvier, le juge invite la famille à venir présenter des évidences et indique que si le détenu est formellement identifié, il tiendra compte de ce crime lors du prononcé de sentence. Après vérification, les empreintes permettant de l’identifier ont quitté Isla Mujeres, mais plus d’un mois plus tard, elles ne sont pas encore à Houston.

Suite la sortie médiatique du support des droits de l’homme le 27 janvier et l’annonces le 29 par le juge que l’assassin subira une tomographie axiale du cerveau, il est de l’avis de nos avocats qu’il nous faut à présent nous impliquer médiatiquement nous aussi avant que ça ne devienne vraiment n’importe quoi. À la fin de février, nous nous retrouvons donc à Isla Mujeres avec des membres de la famille de l’assassin pour rencontrer à nouveau les autorités, remettre des documents et faire une conférence de presse conjointe le 27 février.

Le 2 mars, le juge fait une sortie médiatique dans le journal Respuesta pour indiquer que ce n’est pas sa responsabilité d’analyser ces évidences et qu’il n’en tiendra pas compte dans son jugement. Sans commentaires…

Au niveau de l’extradition, les procédures sont lancées et suivent leurs cours. Les autorités du Texas sont des experts dans ce domaine. Les procédures concernant l’assassinat de Renée Wathelet doivent toutefois êtres terminée avant que José Palacios Garza soit extradable. Rien n’est gagné…

 

Communiqué des familles »

 

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