Enquête

Dans les jours suivant notre arrivée à Isla Mujeres, les contradictions et carences d’information en rapport au crime sont rapidement devenues flagrantes. La recherche de réponse cohérente et de faits vérifiables concernant la situation a fini par devenir une enquête privée en bonne et due forme. Malgré la difficulté de la situation et la subjectivité inhérente à un tel travail, un devoir d’objectivité exemplaire a été tenu de notre part.

Les témoignages et les évidences démontrent hors de tout doute que José Palacios Garza a prémédité son geste et est entré chez Mme Wathelet pour la tuer. Il n’a pas eu le temps de même d’amorcer une conversation tel qu’il est rapporté dans sa déposition.

Le Dr. Guevara, qui est allé récupérer les chats de Mme. Wathet après la sortie de la dépouille le jour du crime, confirme qu’aucun signe d’activité suspecte dans les autres pièces de l’appartement n’était présent. Il indique aussi que le lit était fait, ce qui est inconsistant avec la déposition du tueur. Ceci ne représente qu’un des nombreux points discutables de cette dernière.

Lors de son arrestation, l’assassin n’avait que 7 pesos sur lui. La version officielle donnée aux médias fait état que Mme Wathelet ne lui aurait remis que 50 pesos pour ses services. Il est géographiquement, et temporellement, impossible pour l’assassin de dépenser 43 pesos entre sa sortie de l’appartement et son arrestation.

Le rapport d’autopsie, que nous avons lu, fait état qu’aussi loin que l’examen de la dépouille peut remonter, d’aucune trace d’activité sexuelle de quelque nature que ce soit. Les autorités et les médias nous ont confirmé à la fin novembre que la thèse du gigolo ne tenait pas la route, mais ne voient pas l’intérêt de publiciser cela.

Il est toutefois certain que Mme Wathelet connaissait son assassin puisqu’elle a invité à entre pour déjeuner le matin du crime. L’investigation pour trouver des traces de cette relation a été exhaustive : courriels, fichiers informatiques, journaux de clavardage, relevés téléphoniques, photographies, notes personnelles, rapports de police et témoins, entre autres. Ceci a permis de déterminer plusieurs choses :

  1. Une relation intime entre Mme Wathelet et un ami proche. Mme Wathelet a mis fin à cette relation trois jours avant de se faire tuer. L’individu et plusieurs témoins ont confirmé ces informations.
  2. Une relation entre l’assassin et une bonne amie de Mme Wathelet. La relation a aussi été confirmée par les autorités et plusieurs témoins.
  3. Aucune trace de relation entre Mme Wathelet et son assassin, sauf par l’entremise de ladite amie.

En vue de ces faits et de ceux concernant les aspects psychologiques et psychiatriques, le vol manqué reste, des mobiles officiels, le plus crédible pour expliquer le crime. Ceci est aussi cohérent avec d’autres meurtres tout aussi brutaux commis sur Isla Mujeres, et dont la source était un vol qui a mal tourné. Par exemple celui de Tammy Kay Jenkins.

Plusieurs évidences et faits, objectifs, tangibles et vérifiables, ont aussi été révélés par l’enquête concernant l’individu qui entretenait une relation avec Mme Wathelet. Ceux-ci mettent en relief des mobiles (2) et des liens entre cet individu et l’assassin. Les avocats et autorités compétentes qui ont examiné le rapport d’enquête estiment qu’il y a plus que suffisamment d’éléments pour justifier une investigation plus complète sur cet individu et sur les liens qu’il entretenait avec José Palacios Garza. Ceci pourrait aussi expliquer la dimension d’assassinat du meurtre. Officiellement, la police mexicaine poursuit son enquête. Des résultats concrets tardent grandement à se faire voir.

Tout ceci est fait aux vues et en connaissances des autorités canadiennes qui ne peuvent soi-disant rien faire, citant les restrictions imposées par la politique étrangère canadienne.

 

Psychologie & psychiatrie »

 

  • Share/Bookmark

Laisser un commentaire