Communiqué des familles

28 février 2010

En réponse aux nombreuses spéculations sur l’état de la santé mentale de José Palacios Garza, les familles des deux victimes, Laura Palacios et Renée Wahelet, désirent exprimer publiquement leur position.

La brutalité et la sauvagerie de ces meurtres ont atteint de nouveaux plateaux en ce qui concerne la violence faite aux femmes. Les différences entre ces deux actes sont suffisantes, selon l’avis de criminaliste, pour déterminer que José Palacios Garza n’agissait pas simplement par impulsion ou compulsion. Ces actes ont été pensés planifiés et exécutés de sang-froid. Tuer sa propre mère de cette façon aussi abominable pour ensuite prendre la vie d’une autre femme, à peine six semaines plus tard, d’une façon tout aussi violente, semble inhumain et incompréhensible.

Une revue des cas de meurtre perpétré par des personnes réellement atteintes de maladie mentale démontre que les actions de José Palacios Garza ne correspondent en rien avec ceux d’une vraie maladie mentale. Il n’a jamais nié avoir tué Mme Wathelet ou démontré une incompréhension face à son incarcération. Il a répondu en toute lucidité aux questions concernant les raisons derrière le meurtre de Mme Wathelet. Tant au niveau des questions des médias que celles de la police. Cela démontre, sans l’ombre d’un doute, qu’il comprenait pleinement ce qu’il a fait, ce qui réfute toute thèse d’état psychotique.

Un manque de contrôle émotionnel, un manque de compassion et des comportements manipulateurs son des traits caractéristique de ce type de criminel. Ces traits ont été rapportés par les professionnels qui ont examiné l’assassin. Il a été dit en octobre 2009 que l’individu sous les barreaux était déprimé et traumatisé par ses actes. Cela n’est qu’une démonstration supplémentaire qu’il est conscient de ces derniers. Le refus de rencontrer sa propre famille à la fin février est un autre signe que José Palacios Garza réalise pleinement et comprend ce qu’il a fait.

Plaider la folie est un des plus vieux trucs depuis l’apparition de la psychologie il y a déjà plus d’un siècle. C’est la dernière carte à jouer lorsqu’il n’y a plus aucune défense possible. N’importe quel psychologue ou psychiatre confirmera qu’il n’existe aucun traitement, du moins reconnu par les professionnels de la santé mentale, pour le trouble de la personnalité antisociale. Il est estimé que 85% des criminels sont affectés par ce trouble de comportement. Ce diagnostic est le résultat des deux diagnostics émis à l’égard de José Palacios Garza.

Accorder de la crédibilité au jeu de l’assassin est une offense pour les personnes réellement atteintes de troubles de santé mentale. Les droits humains devraient défendre ces gens plutôt qu’un tueur né.

Ressentir de la sympathie pour ce meurtrier est déplacé et de mauvais goût. La sympathie, la compassion et la compréhension devraient être envers les victimes des meurtres et non envers l’auteur de ces derniers. Nos deux familles on souffert de privations sans noms, de frustration, d’anxiété, de douleur psychologique inimaginable, sans compter les pertes financières suite à ces meurtres. C’est une atteinte à la mémoire de ces deux femmes, que les familles des victimes soient confrontées à ce cirque et ces machinations ayant pour but d’innocenter une personne aussi dangereuse.

Nous croyons à la position ferme de Felipe Calderon contre le crime et sa volonté d’imposer des peines plus sévères. Nous croyons à un futur Mexique plus sécuritaire, tant pour ses citoyens que pour son industrie touristique. Mais offrir asile à des tueurs en leur permettant de jouer la carte de la maladie mentale et de l’irresponsabilité lorsque ce n’est pas le cas est en contradiction directe de ces volontés. De notre point de vue, cette position est bien plus dommageable à la perception de la sécurité qu’offre le Mexique que des actes isolés de violence gratuite envers des touristes. En lumière de ces faits, il est de notre devoir d’informer la population générale du flagrant manque de respect pour leur vie, et celles de deux femmes innocentes, ayant vécu paisiblement, qui était aimé et qui était si généreux envers leurs communautés respectives.

Pour terminer, nous désirons clarifier toute ambigüité concernant l’incarcération de José Palacios Garza. Il est toujours dans la prison de Isla Mujeres, la même prison d’où quatre détenus se sont échappés en faisant un trou dans un mur le 24 août 2009.

 

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